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Je ne connaîtrai jamais le bonheur sur terre. Je suis bien trop con.
Raymond QUENEAU

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Coups de gueule

Lundi 7 novembre 2005

Comment ne pas réagir sur les événements qui se déroulent actuellement en région parisienne mais aussi dans toute la France? Par où commencer, par quoi? Mon indignation? Ma stupeur? Ma peur? Je sais pas, je ne sais plus.

Je suis née à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. J’y ai vécu jusqu’à l’âge de mes 19 ans, dans ce que l’on nomme couramment une cité. J’ai été au lycée à Saint-Denis, en prépa à Saint-Ouen. La banlieue, je la connais. Mais attention, je ne vais pas ici vous sortir le discours de l’ex-banlieusarde “qui s’en est sortie”. Je ne vois pas les choses comme ça. L’exclusion n’est pas un mythe, elle existe. Les zones de “non-droit” aussi. Mais comment expliquer ces gestes, ces actions? Je ne sais pas s’il faut rechercher une seule et unique cause à cet “enflammement des banlieues”. La mort des deux mineurs à Clichy-sous-Bois n’est que l’élément déclencheur, une goutte d’eau qui fait déborder le vase. Alors moi aussi j’ai envie de pousser mon coup de gueule, mes coups de gueule. Je ne peux pas brûler des voitures sinon je crains que mes parents me torturent jusqu’à ma mort.

Mon premier coup de gueule sera envers ces pseudo-sociologues ou pseudo-psychologues à la con qui nous expliquent le ras-le-bol de “ces jeunes banlieusards qui se sentent exclu”. Je ne supporte pas ce genre de type qui se prennent pour des grands analystes de notre société. Ils vivent pour la plupart dans des lofts parisiens avec vue sur un monument quelconque et n’ont jamais passé la “barrière” du périph sauf, peut-être pour jouer au courses à Vincennes. Je stéréotype peut-être et je m’excuse pour ceux qui exercent ces métiers et qui ne font pas partie de cette branche, mais voir tous les soirs à la télé des mecs en costards qui m’expliquent ce que ressent un “jeune fils d’immigré habitant en banlieue” commence sérieusement à m’agacer.

Mon deuxième coup de gueule va à l’encontre des médias. Et plus précisement contre les informations télévisées. Pourquoi? Enfin, ne soyez pas naïfs.. Vous ne voyez pas à quel point ils jouent un rôle majeur dans cette histoire? Vous pensiez vraiment que faire tous les soirs le décompte des voitures brûlées, des policiers blessés et des écoles brûlées calmerait le jeu? Parce que oui, tout cela est aussi un jeu, et même mieux, un concours. Quelle sera la ville qui passera à la télé ce soir? Qui aura fait brûler le plus grand nombre de voitures? France 2 l’a bien compris lorsque la voiture des journalistes fut pris à partie par “les jeunes rebelles” et brûlée comme tant d’autres. Les médias servent de véhicule (c’est le cas de le dire!) à tous ces esprits révoltés et déraisonnés, établissant entre eux une sorte de lien du sang qui les poussent à agir en croyant à une hypothétique unité.

Enfin, mon troisième et dernier coup de gueule (il faut bien s’arrêter un jour) va à l’encontre de la société dans laquelle on vit. Je sais, c’est un sujet bien vaste et je ne saurai définir ici les torts exacts que je lui reproche. Mais où va-t-on? Dans quel monde vivrons-nous demain? J’entends ici et là parler de couvre-feu, d’intervention militaire et j’en passe.. Et là, j’ai peur. Je n’ai pas encore d’enfants mais je ne voudrai pas leur laisser un monde où les banlieues font peur et débordent d’individus menaçants. Je ne veux pas d’un monde où le lieu de naissance détermine une destinée, d’un monde où une adresse ferme les portes d’une université ou d’un emploi, d’un monde où l’on vous refuse un séjour dans un camping à cause de ces deux chiffres qui terminent votre plaque d’immatriculation: 93.

Je ne peux proposer aucune solution décente et digne de ce nom, je ne vous encourage à prier que si vous avez la foi, moi, je ne crois plus en rien.

Par Esperanza
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Lundi 14 novembre 2005

Et merde!

Je suis sur la voie rapide qui passe à Créteil, on est vendredi 11 novembre et je raccompagne une collègue de boulot. La limite est de 90km/h et à certains endroits de 70km/h, enfin je ne sais plus très bien, habituellement, je ne passe jamais par là. Il est environ 20h30, il fait nuit, Edith me parle de sa dernière soirée dans un bar à strip-tease, quand soudain, un éclair. Je regarde dans mon rétro, je suis seule.

Et merde!

Mon compteur indique 90km/h, j’ai une marge de 5km/h, au mieux le radar retient un petit 85km/h. En gros je m’en sors avec 90 Euros d’amende et un point en moins sur mon permis.

Le 02 octobre 2004, en allant fêter l’anniversaire d’Adeline, je m’étais déjà fait flashé aux alentours de Belle Epine. Même scénario: E était à mes côtés et me parlait des problèmes liés à notre relation, pour ma part, mes pensées étaient plutôt dirigées sur le texto du mystérieux Y et sur la conversation téléphonique que je venais d’avoir avec ma mère. Une voiture sur la bande d’arrêt d’urgence: une panne me suis-je dis.. Radar embraqué. 80km/h au lieu de 70km/h, 90 Euros d’amende et un point en moins.

Et merde!

Un mardi soir du mois d’avril 2005, je m’étais garée sur la Place du Panthéon pour me rendre à mon cours d’allemand qui se déroulait de 19h à 20h30. Comme vous le savez sûrement, les horodateurs parisiens s’arrêtent de 19h à 09h, je ne mis donc pas de ticket et partie en cours, sereine. Sortant de la fac sous une pluie battante, je courue à ma voiture pour me mettre à l’abris. Un bout de papier mouillé gênait mes essuie-glaces; ce bout de papier se révéla être un procès-verbal. Je ne mettais pas garée dans la zone limitée, entre les lignes blanches, mais à un mètre de celle-ci. 35 Euros d’amende.

Et merde!

Je ne vais pas ici partir dans un débat sur la nécessité des sanctions, ni sur l’utilité des radars ou sur les limitations de vitesse; ce n’est pas mon rôle ni ce que je recherche. Je n’ai pas respecté la loi, j’en reconnais ma responsabilité, j’assume les conséquences. C’est beau, non?! Venant d’une futur flic, c’est la moindre des choses.. En attendant, j’attends la lettre et je prépare mon chèque à l’ordre du Trésor public..

Par Esperanza
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Mercredi 8 mars 2006
Commençons par un petit rappel pour tous ceux qui ne sont pas de grands adeptes de maquillage et de soins esthétiques. La Terracota est un produit de maquillage de la marque Guerlain (dont je suis ambassadrice depuis peu..) que l’on peut nommer plus communément une poudre de soleil. Encore un peu d’explications? Une poudre de soleil est une poudre que les femmes (ou certains hommes) utilisent pour hâler leur “visage-cou-décolleté”, lui donner un côté bonne mine, voir bronzé. Personnellement je n’utilise la mienne qu’en été, une fois que je suis déjà bronzée et que je souhaite juste unifier mon teint. Je n’ai rien contre une utilisation régulière de cette poudre pour donner une légère couleur au visage et éviter le teint terne de l’hiver (bien qu’un enluminateur serait plus adapté..) mais le tout est de comprendre le sens du mot “modération”. Et c’est justement sur ce point que je voudrais m’arrêter et attirer votre attention. N’avez-vous jamais remarqué ces jeunes (ou moins jeunes) femmes au teint non pas hâlé mais orange?! Ces traces et démarcations qui laisse apparaître un visage bronzé à côté d’oreilles et d’un cou d’une blancheur effrayante?! Voilà tous les méfaits d’une Terracota mal employée. La mode du moment est, on l’aura remarqué, au teint hâlé et aux reflets dorés. Pour ce, les femmes de 14 à 65 ans (données approximatives pouvant varier d’une dizaine d’années selon le milieu social) se ruent sur ces poudres magiques qui vous bronze sans soleil. Travaillant en parfumerie depuis maintenant 1 an et demi, je vois défiler à cours de journée ces femmes qui pensent que plus la teinte est foncée, plus elle auront l’air belle. Ah ah ah! Non, sérieusement mesdames, soyez réalistes: on peut légèrement tricher en gagnant une teinte ou deux, mais au-delà, même un pinguoin se rend compte du subterfuge. Arrêtons le massacre! Quand une petite vendeuse avec des pinces sur la tête vous conseille de restez vers des couleurs naturelles, écoutez-là! Pas seulement parce qu’elle a toujours raison (éternel débat avec son entourage), mais surtout parce que c’est ce que les hommes préfèrent! Trois couches de fond de teint orange et deux de Terracota n°4 n’ont jamais fait craquer Appolon et ne vous attirerons que des regards moqueurs. Besoin de conseils? Tout d’abord, n’appliquez jamais votre Terracota sur votre crème de jour ou même sur votre fond de teint. Ce n’est pas une poudre comme les autres et elle s’applique en dernier lieu. Avant de passer votre pinceau enduit de Terracota assurez-vous donc que votre visage est lisse et unifié. Pour cela, une solution: la poudre libre transparente. Elle permettra de vous donner une peau toute douce, toute lisse, prête à recevoir la dose de Terracota de votre choix (restez cependant modérée). Résultat?: Plus de traces de pinceau, plus de paquets et une meilleure tenue.. Maintenant, reste à mettre un point d’honneur à la modération, et je vous en prie Mesdames, restez dans le clair. PS: Je passe un grand bonjour moqueur à la petite normande de samedi dernier qui utilise des fonds de teint et des poudres pour peaux noires..
Par Esperanza
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